IVG chirurgicale

À jour en Février 2018

Écrit par les experts Ooreka

 

L'avortement n'est pas un acte médical banal, d'un point de vue médico-chirurgical comme psychologique. Une attention particulière doit être portée aux choix de la technique d'avortement :

Qu'est-ce que l'IVG chirurgicale ?

L'IVG chirurgicale est une intervention médicale qui consiste à mettre fin à une grossesse non désirée :

  • Elle peut être pratiquée jusqu'à la fin de la 12e semaine de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée.
  • Elle est réalisée uniquement dans les établissements de santé.
  • Une anesthésie locale ou générale est nécessaire, ce qui implique une hospitalisation inférieure ou égale à 12 heures.
  • Après dilatation de l'utérus, l'œuf est aspiré.

À noter : 75 % des IVG chirurgicales sont réalisées sous anesthésie générale.

IVG chirurgicale : procédure

L'IVG chirurgicale est soumise à un protocole très strict :

  1. Comme pour l'IVG médicamenteuse, une première consultation chez le généraliste ou dans un centre de planification, durant laquelle la femme exprime son désir d'avortement, est nécessaire. Un examen clinique complet est réalisé, afin de vérifier l'état de l'utérus et d'estimer l'âge gestationnel, au moyen d'une prise de sang et d'une échographie prescrites par le médecin.
  2. Vient ensuite la consultation de consentement : la patiente signe une déclaration de consentement qui sera jointe à son dossier médical. Elle reçoit toutes les informations sur la méthode d'IVG, son déroulement et ses risques. Le médecin détermine en accord avec la patiente le mode d'anesthésie adéquate. La loi de santé de 2016 a supprimé le délai de réflexion d'une semaine à respecter entre les 2 consultations.
  3. Un entretien psycho-social sera proposé à toutes les femmes souhaitant avorter, mais il n'est obligatoire que pour les mineures.
  4. Le jour de l'avortement, l'utérus est dilaté à l'aide d'un médicament.
  5. Une fois l'anesthésie réalisée et le col dilaté, l'avortement peut commencer : le médecin introduit dans l'utérus une canule dont la taille est adaptée en fonction de l'âge de la grossesse. L'utérus est ensuite vidé de son œuf grâce à une aspiration. Il existe également la technique du curetage, mais elle est de moins en moins utilisée par les médecins.
  6. L'intervention dure environ 10 minutes.
  7. Une hospitalisation de quelques heures est nécessaire. Durant cette surveillance médicale, la patiente est soulagée de ses éventuelles douleurs grâce à des médicaments.
  8. Avant sa sortie de l'hôpital, la patiente doit discuter avec le médecin d'une nouvelle méthode contraceptive.
  9. Une visite de contrôle doit être programmée environ 2 semaines après l'intervention. Une échographie de contrôle est éventuellement réalisée.

Bon à savoir : le taux de réussite de cette méthode est de l'ordre de 99,7 %.

Risques de l'IVG chirurgicale

Comme toute intervention chirurgicale, l'IVG chirurgicale n'est pas exempte de tous risques :

  • Les risques d'apparition d'une douleur intense à l'issue d'une IVG chirurgicale sont connus et dépendent de :
    • l'âge de la patiente ;
    • le stress lié à l'IVG ;
    • un utérus rétro-versé ;
    • des antécédents de dysménorrhée (règles douloureuses) ;
    • les grossesses les plus précoces ou au contraire, les plus avancées.
  • L'IVG chirurgicale pratiquée dans de bonnes conditions et de manière exceptionnelle, n'a aucune incidence sur la fertilité de la femme. Cependant, dans un souci de prévention, une femme dont le rhésus est négatif recevra une injection d'anti-D dans les heures qui suivent l'IVG.
  • Le taux de mortalité est de 0,6 pour 100 000 avortements chirurgicaux sous anesthésie générale.
  • Des lésions cervicales bénignes de l'utérus et des saignements peuvent apparaître dans les heures qui suivent l'avortement, sont très rares et sans gravité.
  • La rétention placentaire (non expulsion de l'enveloppe fœtale dans un délai normal) concerne 0,75 % des IVG chirurgicales.
  • L'IVG chirurgicale présente également un risque de :
    • perforation de l'utérus ;
    • perforation de l'intestin ;
    • hémorragie ;
    • infection (risque moins important qu'avec une IVG médicamenteuse).

Bon à savoir : si le moindre doute subsiste (saignements, fièvre, malaise), consultez immédiatement votre médecin.

Combien coûte une IVG chirurgicale ?

Le coût d'une IVG chirurgicale varie en fonction de la durée de l'hospitalisation et du type d'anesthésie pratiquée.

Coût d'une IVG chirurgicale
Lieu de pratique de l'IVG Coût
Établissement de santé public Entre 463,25 et 644,71 €
Établissement de santé privé Plus de 450 €

Toute la procédure de l'IVG chirurgicale (acte, consultations, examens biologiques et échographies) est remboursée à 100 % par la Sécurité sociale, sur la base d'un forfait variant de 463,25 € à 664,05 € selon l'établissement de santé dans lequel elle est pratiquée.


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