Interruption de grossesse

À jour en Février 2018

Écrit par les experts Ooreka

 

Qu'il s'agisse d'une IVG ou d'une IMG, l'interruption de grossesse est un acte médical qui consiste à expulser l'embryon ou le fœtus hors de l'utérus, mettant fin à la grossesse.

Interruption de grossesse : définition

Il existe deux types d'interruption de grossesse :

Même s'il est important de rappeler la différence entre IVG et IMG, soulignons que ces deux interruptions de grossesses sont volontaires. En effet, même dans le cas d'une intervention médicale de grossesse, la femme enceinte reste seule décisionnaire : l'équipe soignante l'accompagne dans sa prise de décision en lui apportant les informations médicales, mais ne se prononce en aucun cas pour elle.

Bien souvent confondus et associés, la contraception et l'avortement doivent pourtant être distingués :

  • Le contraceptif, quel qu'il soit, n'est pas un moyen d'avorter puisqu'il empêche toute fécondation. S'il n'y a pas de grossesse, il n'y a pas avortement.
  • Soulignons également que « la pilule du lendemain » est en réalité abortive. En effet, elle empêche la nidification de l'ovule fécondé.

Bon à savoir : afin de permettre à chaque femme de bénéficier d'une information claire, objective et sans jugement sur l'IVG, un numéro vert national, le 0800 08 11 11, anonyme et gratuit, a été mis en place (du lundi de 9 h à 22 h et du mardi au samedi de 9 h à 20 h). Il est également possible d'obtenir des réponses à ses questions en se rendant sur le site gouvernemental ivg.social-sante.gouv.fr.

Interruption volontaire de grossesse : l'essentiel

L'interruption volontaire de grossesse, ou IVG, est autorisée depuis la loi Veil du 17 janvier 1975.

  • Il existe deux moyens d'interrompre une grossesse non désirée :
    • l'IVG médicamenteuse : une association de deux produits permet l'évacuation de l'embryon (cette méthode représente la majorité des IVG pratiquées),
    • l'IVG chirurgicale : bien souvent utilisée dans le cas d'une fausse couche, elle peut également être nécessaire lorsque l'IVG médicamenteuse n'a pas fonctionné.
  • Après plusieurs modifications, le délai maximal autorisé pour pratiquer une IVG est de 12 semaines de grossesse, soit 14 semaines d'aménorrhée (14 semaines à partir du début des dernières règles).
  • Après une hausse qui a duré une dizaine d'années, le nombre d'IVG se stabilise et tend même à baisser depuis 2013 (229 000 en 2013 et 212 000 en 2016).
  • Le taux de recours à l'IVG est de 13,9 pour 1 000 femmes âgées de 15 à 49 ans. Il demeure plus élevé pour les femmes de 20 à 24 ans (26 ‰).
  • L'IVG et tous les actes médicaux associés (examens de biologie, consultation de recueil du consentement, échographies) sont remboursés à 100 % par l'assurance-maladie.
  • L'IVG médicamenteuse peut être réalisée par un gynécologue, par un médecin généraliste conventionné, dans un centre de planification ou d'éducation familiale et, depuis juin 2016, par les sages-femmes.

Bon en savoir : les compétences des sages-femmes en matière d'IVG par voie médicamenteuse ont été définies par le décret n° 2016-743 du 2 juin 2016 qui fait suite à la loi santé de 2016, elles peuvent donc désormais réaliser les IVG médicamenteuses que ce soit en cabinet de ville ou en établissement hospitalier.

Interruption médicale de grossesse : l'essentiel

À la suite d'un diagnostic prénatal, quand une anomalie grave de l'embryon ou du fœtus est découverte, on peut décider, quel que soit le terme de la grossesse, de l'arrêter : c'est ce qu'on appelle une IMG.

  • Une IMG peut être envisagée lorsque la santé du fœtus et/ou celle de la mère est engagée.
  • Les causes médicales d'une IMG sont nombreuses, en voici une liste non-exhaustive :
  • Les équipes médicales accompagnent la femme dans sa décision en lui donnant tous les éléments médicaux objectifs. Cependant, la femme reste seule décisionnaire.

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