Après une IVG

À jour en Avril 2018

Écrit par les experts Ooreka

 

Après une IVG, il faut distinguer les aspects purement physiologiques liés au corps de la patiente des aspects psychologiques proprement dits. En effet, chaque procédure médicale quelle qu'elle soit – médicamenteuse ou chirurgicale – s'associent à des effets secondaires qui peuvent être de deux ordres, conjoints ou séparés :

  • physiologiques ;
  • psychologiques.

Après une IVG : les effets secondaires

Après une interruption volontaire de grossesse, des douleurs peuvent apparaître :

  • IVG médicamenteuse : des douleurs abdominales et/ou dorsales sont parfois ressenties par la patiente qui vient de pratiquer une IVG médicamenteuse. Pour limiter au maximum ces douleurs, des analgésiques peuvent vous être prescrits.
  • IVG chirurgicale : les contractions de l'utérus liées à une IVG chirurgicale peuvent provoquer des douleurs assimilables à celles ressenties pendant les règles.

D'autres conséquences mineures vont apparaître après une IVG :

  • Les saignements constituent l'élément le plus important à contrôler après une IVG, qu'elle soit médicamenteuse ou chirurgicale. Leur durée varie de 10 à 13 jours mais peut, dans certains cas, aller jusqu'à 60 jours. Dans 75 % des cas, au bout de 15 jours, le saignement, même s'il se poursuit, est léger et dure jusqu'aux règles suivantes.
  • Les troubles gastro-intestinaux (nausées, vomissements, diarrhées) sont directement liés à l'action des médicaments au misoprostol sur la contraction des fibres intestinales. Ces troubles interviennent dans l'heure qui suit l'absorption du médicament. Les prises d'antiémétiques (médicaments contre les vomissements) sont rarement nécessaires, de même que les antidiarrhéiques.
  • Les troubles de la thermorégulation (fièvre, frissons) sont liés aux prostaglandines et sont de courte durée (une à trois heures). Toute température au-delà de 38°C survenant plus de 12 heures après IVG doit faire l'objet d'un diagnostic médical.

Le contrôle d'efficacité après l'IVG

Après une IVG, le médecin doit s'assurer de l'efficacité de la procédure chirurgicale ou médicamenteuse. Il questionne la patiente pour savoir :

  • s'il y a eu douleur ;
  • s'il y a eu saignements ;
  • s'il y a eu visualisation de l'œuf dans le cas d'IVG médicamenteuse ;
  • s'il y a eu visualisation de l'œuf en cas de prise en charge hospitalière par le personnel hospitalier ;
  • s'il y a disparition des signes de grossesse.

Un examen clinique et une échographie sont réalisés. Cela permet de mesurer le volume utérin : un utérus à taille normale est en faveur d'une réussite de l'IVG et inversement.

Cet examen est pratiqué :

  • immédiatement après une IVG chirurgicale ;
  • 1 à 3 semaines après l'intervention dans le cas d'une IVG médicamenteuse.

Les contre-indications après une IVG

Les effets secondaires physiques étant relativement légers et courts dans le temps, les contre-indications ne sont pas nombreuses.

Il faut cependant attendre 2 jours après l'intervention pour :

  • avoir une relation sexuelle ;
  • aller à la piscine ;
  • utiliser des tampons.

En ce qui concerne l'activité physique intense, c'est à vous de juger : si vous vous sentez bien que vous pensez que faire du sport vous serait bénéfique, n'hésitez pas ! Il n'existe aucune contre-indication à ce sujet.

Concernant le congé maladie :

  • Il est bien souvent inutile dans le cas d'une IVG chirurgicale.
  • Il peut être envisagé (mais pas obligatoire) dans le cas d'une IVG médicamenteuse en raison des saignements qui peuvent être importants.

Après l'IVG : choisir sa contraception

La loi prévoit que lors d'une demande d'IVG, le « médecin délivre à la femme une information complète sur la contraception et les maladies sexuellement transmissibles ». Cette information peut avoir lieu avant l'avortement ou après, lors de la visite de contrôle.

Une étude menée en 2000 par l'INSERM (Institut national d'étude scientifique et médicale) a confirmé que le taux de grossesses non prévues et d'IVG consécutif est stable, malgré une forte prévalence contraceptive. Le faible pourcentage (5 %) de femmes n'utilisant pas de moyen contraceptif montre un bon accès à la contraception, accès qui ne suffit pas cependant à garantir son utilisation.

Voici une liste des différents contraceptifs qui peuvent être proposés :

  • Les contraceptifs oraux combinés et progestatifs purs (la « pilule ») peuvent être commencés trois jours après un avortement réalisé durant le premier trimestre de grossesse.
  • Le patch contraceptif, qui doit être appliqué le jour de la prise du misoprostol.
  • L'anneau vaginal, qui doit être mis en place dès le lendemain de l'IVG.
  • L'implant contraceptif et progestatif est posé lors de la visite de contrôle, soit environ 15 jours après l'IVG.
  • Les dispositifs intra-utérins (stérilets) peuvent être insérés après expulsion du sac gestatif, une fois que l'avortement complet est avéré.
  • Les préservatifs et spermicides peuvent être utilisés dès le retour à la vie sexuelle.
  • Les méthodes dites « naturelles » (température, date) sont à éviter au vu de leur manque de fiabilité.

À noter : en règle générale l'ovulation qui suit une IVG se produit dans les deux semaines suivant l'intervention. La prise d'une méthode contraceptive est donc indispensable si vous ne souhaitez pas tomber enceinte.

Aspect psychologique après une IVG

La période qui entoure l'IVG est souvent stressante pour la femme qui a tendance à se sentir soulagée, une fois l'intervention effectuée et réussie.

Même si la notion d'effets secondaires psychologiques est encore discutée, il est possible de ressentir une certaine tristesse après une IVG. Pour limiter cela au maximum, il est important :

  • de bien s'informer ;
  • de prendre sa décision de manière libre et réfléchie ;
  • d'être soutenue pas son entourage ;
  • de s'entourer d'une équipe médicale agréable, à l'écoute et rassurante.

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