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Avortement, le guide

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Phénomène qui tend à se stabiliser ces dernières années, l'avortement est pratiqué par environ 220 000 femmes chaque année en France. Quelles que soient les raisons qui poussent une femme à avorter, il s'agit d'une décision importante qui doit être prise de manière réfléchie et autonome.

Ce site vous aidera, en toute indépendance et avec des mots simples, à mieux comprendre pour bien choisir...


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Avorter, l'essentiel en une page

Après plusieurs années de constante augmentation, le nombre annuel d'interruptions de grossesse tend à se stabiliser : environ 220 000 personnes choisissent ou doivent avorter chaque année depuis 2006.

Avortements spontanés

Même si, dans l'esprit de tous, un avortement est la résultante d'une grossesse non désirée, il faut savoir qu'il existe des avortements dits « spontanés ». C'est le cas des fausses couches, devant parfois être suivies d'un curetage et des enfants morts nés.

Les causes médicales de ces avortements « naturels » sont multiples et les conséquences psychologiques peuvent être difficiles à vivre pour la mère.

Les différentes méthodes pour avorter

Lorsqu'une grossesse n'est pas désirée, une femme est en droit de mettre fin à celle-ci en réalisant une interruption volontaire de grossesse (IVG). Elle peut être réalisée légalement en France jusqu'à 12 semaines de grossesse de manière médicamenteuse ou chirurgicale.

L'interruption médicale de grossesse

L'interruption médicale de grossesse (IMG), ou avortement thérapeutique, peut être réalisée jusqu'à la fin de la grossesse lorsque le diagnostic prénatal a révélé une infection ou une malformation du fœtus, une maladie maternelle mettant en danger la santé du bébé, ou lorsque la santé de la mère est menacée par la grossesse, notamment en cas de pré-éclampsie.

Il est également possible, en cas de grossesse multiple présentant des risques, de procéder à un avortement partiel. On parle alors de réduction embryonnaire.

Et après une IVG ?

Grâce aux progrès constants de la médecine, les risques encourus après une IVG sont faibles et bien contrôlés. Plus que de risques, on peut parler de conséquences ou d'effets secondaires comme des maux de ventre, des douleurs dorsales, des nausées et des vomissements, des saignements.

Dans de très rares cas, l'avortement peut provoquer des complications comme la perforation de l'utérus, la perforation de l'intestin, une hémorragie, ou une infection.

Si l'on connaît parfaitement les risques physiologiques d'une IVG, les éventuelles conséquences psychologiques sont encore mal connues et suscitent de vifs débats.

Le droit d'avorter

C'est en 1975 que la loi Veil a vu le jour, offrant de fait aux femmes la possibilité d'avorter. La loi Veil a été ensuite révisée pour élargir le droit de l'avortement. Avorter à l'étranger est possible dans la quasi totalité des pays européens.

Cependant, les délais d'avortement, mais aussi et surtout les droits d'accès à celui-ci varient fortement :

  • Angleterre : 24 semaines d'aménorrhée, sur simple demande de la femme.
  • Espagne : 14 semaines d'aménorrhée (22 semaines en cas de malformation du fœtus) sur demande de la femme. Cependant, au moment de la publication de ce guide (mars 2014), la loi est en cours de révision et tend à être beaucoup plus restrictive.
  • Irlande : interdit sauf en cas de danger de mort pour la mère.

Qui contacter pour avorter ?

En cas de grossesse non désirée, n'hésitez pas à vous tourner vers votre gynécologue, votre médecin traitant, un centre IVG ou un planning familial : ils sauront vous orienter sur la procédure d'avortement.

Bon à savoir : depuis le 28 septembre 2015, un numéro d'informations gratuit est mis en place : le 0 800 08 11 11.

Combien coûte un avortement ?

Le coût de l'avortement varie fortement selon la méthode d'IVG utilisée, mais aussi en fonction du lieu où elle est pratiquée.

Coût d'une IVG médicamenteuse
Lieu de pratique de l'IVG Coût
Cabinet médical « en ville » 191,74 € comprenant les 4 visites nécessaires de la confirmation de la volonté d'avorter, à la visite de contrôle post-avortement.
Établissement de santé public 257,91 €
Établissement de santé privé Entre 230 et 330 €
Remboursement sur la base d'un tarif forfaitaire de : 282,91 €.
Coût d'une IVG chirurgicale
Lieu de pratique de l'IVG Coût
Établissement de santé public Entre 237,03 et 644,71 €
Établissement de santé privé Plus de 450 €
Remboursement sur la base d'un forfait variant de 463,25 € à 664,05 € selon l'établissement de santé.

Bon à savoir : depuis le 1er avril 2016, tout le parcours lié à l'IVG est remboursé par l'Assurance Maladie. Depuis le 31 mars 2013, les actes liés aux IVG médicamenteuses et chirurgicales étaient entièrement remboursés.

Les solutions alternatives à l'avortement

Pour les femmes qui ne souhaitent pas ou ne peuvent pas avorter, il existe plusieurs solutions alternatives. Les aides financières permettent aux femmes qui envisageaient l'avortement pour des raisons matérielles de garder leur enfant. Le centre maternel apporte une aide psychologique aux femmes démunies face à une grossesse non désirée et une aide matérielle, notamment un logement, aux mères et femmes enceintes isolées. L'accouchement sous X signifie que la femme mène sa grossesse à terme, mais ne reconnaît pas de filiation avec l'enfant qui peut alors être adopté.

Dans le cas où l'enfant à naître n'est pas viable, il est aussi possible de mener sa grossesse à terme et de prévoir des soins palliatifs en maternité, pour accompagner le décès de l'enfant à sa naissance.

Une mineure peut-elle avorter ?

Toute femme, majeure ou non, a le droit de poursuivre ou non une grossesse et peut donc avorter si elle le souhaite. Cependant, dans le cas d'une IVG pour une adolescente, certaines règles doivent être respectées :

  • Un entretien avec une assistante sociale préalable à l'avortement est obligatoire. Il doit être réalisé sans la présence des parents ou du représentant légal de la jeune fille, qui doit elle-même exprimer sa volonté d'avorter.
  • Le consentement d'un des parents ou du représentant légal doit être obtenu.
  • Si le dialogue familial est rompu ou que le consentement n'est pas obtenu, la jeune fille doit se faire accompagner d'une personne majeure de son choix.
  • En cas d'anesthésie, la mineure ne peut repartir seule : elle doit absolument être accompagnée.

Avorter : la place du père

Si l'avortement est une décision prise par la mère seule, il ne faut pas pour autant négliger la place du père. En effet, une interruption de grossesse, qu'elle soit volontaire ou médicale, peut être marquante pour le père. Dans l'idéal, il est important de l'inclure dans toutes les démarches entreprises. De plus, il peut être d'un grand soutien auprès de la femme.

Avorter clandestinement

Est considérée comme avortement clandestin toute interruption de grossesse effectuée en dehors du cadre légal défini par le pays de résidence de la femme. Bien souvent, ces avortements sont réalisés dans des conditions d'hygiène déplorables et avec des méthodes dangereuses pour les femmes qui y ont recours.

Même si de plus en plus de pays ont légalisé l'accès à l'avortement, l'OMS estime que les avortements clandestins représentent 49 % des avortements dans le monde. En France, l'avortement clandestin est resté significatif jusqu'en 1995.


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